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Mon « Google Phone » HTC Magic

21 juin 2009 11 commentaires

Si j’avais eu un abonnement chez Swisscom ou Orange, j’aurais pris un iPhone sans trop hésiter, vu l’enthousiasme des heureux propriétaires que je connais. Mais je suis chez Sunrise depuis longtemps, et la politique tout de même assez restrictive d’Apple sur ce qui peut tourner sur son bijou m’embête un peu, donc j’ai choisi un « Google Phone », plus précisément le tout récent « HTC Magic » tournant sous le système d’exploitation de Google : Android.

La vidéo ci-dessous montre bien les bases d’utilisation de l’engin:

Sur ce genre d’appareils, le téléphone n’est plus qu’une fonction parmi de nombreuses autres : ce sont de véritables ordinateurs de poche. Voici mon impression après une petite dizaine d’heures de configuration et d’utilisation.

  1. quelques secondes après la mise sous tension, j’avais tous mes contacts, mon agenda et mes e-mails dans la main : la synchronisation avec GMail et Google Agenda est un point très fort en faveur du Google Phone si vous utilisez déjà les outils de Google
  2. Le problème principal, c’est le « clavier ». Il est vraiment difficile de taper vite et juste sur les toutes petites touches apparaissant à l’écran. C’est à peine  mieux en tournant l’appareil dans le sens de la largeur, mais alors on ne voit plus rien de ce qu’il y avait à l’écran. En plus, c’est un clavier AZERTY qui apparait lorsque le système est en français …
  3. Mieux vaut avoir un WiFi sous la main pendant les premières heures d’utilisation, car on charge vite quelques dizaine de megas (l’option surf de Sunrise ne permet que 250 Mb/mois). J’ai donc commencé par charger quelques application utiles:
    • APNdroid, pour enclencher/déclencher la connexion 3G ou EDGE à volonté et éviter ainsi les mauvaises surprises en fin de mois
    • NetMeter, pour mesurer le trafic sur les différentes connexions
    • WeFi, pour se connecter automatiquement aux WiFi ouverts.
  4. Musique : un point fort de l’iPhone, c’est le célèbre iTunes et son système de synchronisation. Pour l’HTC Magic, j’ai trouvé la combinaison gagnante:
    • « MediaSync » de Salling Software, qui permet de synchroniser iTunes avec beaucoup de portables non-Apple dont mon HTC Magic
    • Tunewiki. Ce player spectaculaire a immédiatement remplacé celui fourni par défaut. Il permet de naviguer dans les artistes, albums et morceaux presqu’aussi facilement qu’iTunes, affiche aussi la couverture de l’album, mais en plus il affiche les paroles de chansons (la vocation première de tunewiki, remonte les morceaux écoutés sur last.fm et, nec plus ultra, recherche sur YouTube les clips des morceaux écoutés.
  5. le PhoneBook de VoxMobili est une autre découverte remplaçant avantageusement l’application « Contacts » d’Android. On y voit d’un coup d’oeil non seulement les contacts, mais l’historique des dernières communications avec eux. Les anniversaires et leur rappel sont aussi gérés par PhoneBook
  6. Les autres applications que j’ai rapidement installées me permettent de rester connecté à facebook, LinkedIn et Meebo. NewsRob me permet de lire les dernières nouvelles de mes flux RSS sur Google Reader.  Mais surtout, Beelicious me permet de consulter mes indispensables sites favoris sur delicious.
  7. Doté d’un GPS et d’une boussole, le HTC Magic utilise évidemment Google Maps pour a « killer app » que je viens de découvrir, c’est Wikitude.
  8. Autonomie : j’ai constaté environ 8h d’utilisation intensive sur WiFi, et la batterie ne s’est vidée que de 5% pendant la nuit de 8h suivante malgré la réception de plusieurs e-mails et un tas d’applications ouvertes.

Bref, jusqu’ici je dirais que le Google Phone est au moins aussi puissant que l’iPhone, mais certainement un peu moins intuitif à utiliser. Il y a aussi moins d’applications Android pour l’instant, mais ça va changer. Voici pourquoi :

  1. Apple a une politique restrictive sur les applications qui peuvent tourner sur leur iPhone. Ils touchent notamment des royalties sur tous les logiciels vendus sur iTunes, et interdisent donc les moyens qui permettraient de contourner ce monopole. Ainsi, les iPhone ne peuvent pas faire tourner d’application Java ou Flash. Pour développer des applications pour iPhone il faut les programmer avec le langage d’Apple (Object Pascal) sur le SDK d’Apple qui tourne sur un Mac d’Apple uniquement.
  2. A l’inverse, Google joue l’ouverture : l’explorateur supporte Flash (bientôt, en fait…) et Java. Java est d’ailleurs le langage de base pour le développement d’applications Android sur la base d’un SDK disponible gratuitement sous Windows, Linux et aussi sous Mac. On voit même apparaitre des choses comme Android Scripting, qui permet de réaliser de petites applications en script LUA ou Python (mon langage préféré du moment!) , quelque chose de formellement interdit par la licence de développement d’Apple.

Apple a une longueur d’avance, mais Google va très vite. Choisis ton camp camarade, moi j’ai chooisi.

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Catégories :Google, téléphone Étiquettes : ,

Quand Google donne des infos sur les infos

31 janvier 2008 1 commentaire

Google est une boite très intéressante. Fondamentalement créative et, j’en suis convaincu, bien intentionnée, elle collecte une quantité phénoménale de données utilisées pour améliorer l’accès à l’information de ses centaines de millions d’utilisateurs.

Parfois, ces données agglomérées fournissent des indications imprévues. Par exemple l’outil Google Suggest essaie de deviner ce que vous allez chercher sur le Net en complétant les premières lettres que vous tapez avec les recherches les plus fréquentes sur Google. Par exmple, si vous tapez « is  » (avec espace), Google Suggest vous liste les demandes les plus fréquentes commençant par « est-ce que … « . Ces jours-ci ça donne ça :

En gros, les 4 recherches les plus fréquentes+récentes concernent la religion du candidat Obama aux élections états-uniennes… Intéressant, non ?

Les 8 millions de gens qui ont cherché les paroles (=lyrics) de la chanson « Is this love? » de Bob Marley sont classés après parce que certainement moins fréquentes, en nombre / jour.

Autre effet intéressant du système « PageRank » de classement des résultats de Google : si beaucoup, énormément de sites font un lien sur une secte dangereuse (ne pas cliquer dessus, c’est inutile…), Google va augmenter le « Page Rank » de la scientologie associée aux mots « secte dangereuse ». Comme énormément de sites en anglais l’ont fait sur les mots « dangerous cult« , la scientologie sort en premier lorsqu’on recherche ces mots ! Pas mal, non ?

Ca s’appelle une « Google Bomb », et ça sera possible tant que Google (et les autres) ne seront pas capables de comprendre la signification des pages. Mais ils y travaillent. Ca s’appellera le « web sémantique » et ça méritera le titre de « web 3.0 ».

Sources:

Catégories :futur, Google, web

informatique = IT + CS

10 janvier 2008 2 commentaires

« Est-ce que l’informatique de demain sera hébergé uniquement à distance ? »

C’est la question que pose Sandrine à propos du livre « The Big Switch » de Nicolas Carr, discuté sur le blog de Louis Naugès.

Voici mon (humble) avis sur la question :

Comme souvent, nos collègues de l’IT posent l’équation « informatique=IT » et donc « futur de l’informatique = futur de l’IT ». La tendance « informatique=web » est comparable, quoique moins arrogante.

Désolé, mais : informatique > IT + web

Il existe de nombreuses applications qui nécessitent des processeurs puissants accessibles avec une (très) large bande passante, donc localement : CAO, calcul scientifique, jeux 3D ! C’est le marché de ces applications qui sert de locomotive à l’industrie du hardware et permet de vous proposer tous les 18 mois une machine 2x plus puissante que la précédente. En hébergeant tout sur le « cloud », Intel ne vendrait ses processeurs qu’à Google et aux autres fournisseurs, et plus aux entreprises pour lesquelles un  PC d’il y a 10 ans serait suffisant…

La tendance est en réalité inverse : les machines perso et bureau étant très peu utilisée (sauf quand on joue…), elles peuvent être utilisées pour des applications réparties. C’est ainsi que le réseau formé par les consoles PlayStation 3 faisant tourner le programme Folding@home dépasse la puissance de calcul de l’ordinateur le plus puissant du monde, le BlueGene/L !

Dans la même veine, à quoi bon faire des disques durs de 500 Gb par millions si les fournisseurs de services web stockent nos vidéos (piratées) à un seul exemplaire, voire zéro ? les réseaux P2P sont en train de réaliser une fonctionnalité très recherchée : l’immortalité des données, et leur indépendance du support grâce à une forte redondance sur un réseau distribué.

Pour quiconque n’a pas courbé ses cours d’architecture hardware pour approfondir sa maitrise du SQL, le web s’est simplement glissé sous le disque dur en devenant la couche la plus basse de la hiérarchie mémoire. La propulser au rang de maitre du monde informatique, c’est mettre la charrue avant les boeufs.

informatique = IT + CS
CS = COMPUTER SCIENCE !

Catégories :futur, Google, IT, livre, web

Des graphiques facilement sur votre site web !

8 décembre 2007 Commentaires fermés

Wow! Regardez ça : j’insère dans cet article une image dont l’URL est: http://chart.apis.google.com/chart?cht=p&chd=s:world5&chs=200×125&chl=A|B|C|D|E|F

Et le résultat est là :

Nos amis chez Google ont réalisé une fonction géniale : en décrivant un graphique (= « chart » en anglais) dans l’URI d’une image, leur serveur produit l’image à la demande !

Evidemment il est possible de produire plein de types de graphique différents, et avec un peu de code en PHP ou autre, un site peut afficher des graphique variables au gré de données pêchées dans une base de données, tout ça hyper facilement. La syntaxe à utiliser pour créer les graphes est expliquée avec beaucoup d’exemples ici : Google Chart API

Tout ça est gratuit, et même sans aucune inscription pour autant que votre site ne fasse pas plus de 50’000 requêtes de graphique par jour.

Google est vraiment une boite intéressante

Catégories :Google, site, web