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Perlisismes : les dictons informatiques d’Alan Perlis

21 janvier 2008

Tombé sur quelques citations d’Alan J. Perlis, un précurseur de la programmation et professeur célèbre. Les dictons informatiques dont il émaillait ses cours ont sont passés à la postérité sous le nom de Perlisismes.

Ne les ayant pas trouvé en français, je me suis fendu (de rire) d’une traduction. En voici quelques uns, et beaucoup d’autres sur mon blog

  • Il y a deux manières d’écrire des programmes sans erreurs. Seule la troisième marche.
  • Le 11ème commandement était « Tu programmeras » ou « Tu ne programmeras pas », je ne me souviens plus au juste.
  • Tout programme a (au moins) deux buts : celui pour lequel il a été écrit, et celui pour lequel il ne l’a pas été.
  • La constante d’une personne est la variable d’une autre.
  • Les inconscients ignorent la complexité. Les pragmatistes en souffrent. Certains parviennent à l’éviter. Les génies la suppriment.
  • Dans la symbiose homme-machine, c’est l’homme qui doit s’adapter parce que la machine ne peut pas.
  • En informatique, les invariants sont éphémères.
  • Le contact prolongé avec les ordinateurs transforme les mathématiciens en comptables et vice versa.
  • Une année de travail sur l’intelligence artificielle est suffisante pour vous faire croire en Dieu.
  • Il est plus facile de changer la spécification pour qu’elle corresponde au programme que le contraire.
  • Adapter de vieux programmes à de nouvelles machines signifie habituellement adapter les nouvelles machines pour qu’elles se comportent comme les anciennes.
  • Chaque programme est un bout d’un autre programme qui convenait mal.
  • Une fois que vous comprenez comment écrire un programme, trouvez quelqu’un d’autre pour l’écrire.
  • Il est plus facile d’écrire un programme incorrect que d’en comprendre un correct.
  • Si votre interlocuteur hoche la tête pendant que vous lui expliquez votre programme, réveillez-le!
  • Il ne vaut pas la peine de connaitre un langage qui ne modifie pas votre façon de penser la programmation.
  • Un langage de programmation est « bas niveau » quand il nécessite de faire attention à ce qui n’a aucune importance.
  • Enseigner la programmation va à l’encontre de l’éducation moderne : Quel est le plaisir à planifier, se discipliner à organiser ses pensées, faire attention aux détails et apprendre à être autocritique ?

Il y en a encore beaucoup d’autres sur le blog du Dr. Goulu

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