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Ecrire des textes « portables »

3 septembre 1995

(document publié dans le Mi-Chronique No 50 de Décembre 1995 et retouvé en mai 2008 )

Maintenant j’en suis sur, vous n’écrivez pas d’articles parce que vous avez pitié de votre rédacteur. Vous avez réalisé que chaque texte qui m’était envoyé nécessitait de longues minutes de fastidieuses-zé-répétitives opérations pour ajuster les belles colonnes que vous voyez là, faire les petits points bien alignés dans les-zé-numérations etc etc.

Et bien figurez-vous que c’est TOTOmatique, ou presque! Et que même, pour pondre la version WWW de votre journal d’informatique favori (rappel : il s’appelle Mi-Chronique), et bien il ne faut que quelques secondes. Comment c’est-y pas possible ? Grâce à un truc qui existe depuis Word 1.0 (plus ou moins Perfect, certainement) et qui s’appelle le Style!

Apparemment, y’en a qui savent pas s’en servir, ce qui fait que s’ils sont timides en plus, ils n’écrivent pas et que si ils sont gonflés, et bien je dois effectivement passer de longues minutes de fastidieuses-zé-répétitives opérations pour ajuster les belles colonnes que vous voyez là, faire les petits points bien alignés dans les-zé-numérations etc etc. (merci à notre sponsor CUT & PASTE & Co)

Alors je m’en vais vous faire un petit cours sur comment écrire des textes pour les filer à des copains qui devront les mettre en page avec un autre traitement de texte ou une autre machine C’est 3.33 fois plus simple que le judaïsme parce qu’il n’y a que trois lois:

  1. Au kilomètre tu taperas, Point de fantaisie ne feras,
  2. Standard tu sauveras. (au nom du TXT, du RTF et de l’HTML, Amen)

Après, il faut qu’un érudit (moi) explique ces directives au bas peuple (vous) de façon à ce que le bas peuple comprenne pourquoi il mérite l’enfer, la damnation et les coups de bâton de l’érudit:

La première loi dit qu’il ne faut pas espérer que le texte sera imprimé avec la même fonte et la même largeur de papier que celles utilisées pour l’éditer. Il faut donc imaginer que les retours de lignes se feront n’importe où dans le paragraphe. Donc la touche “return” sert à terminer un paragraphe, pas une ligne!

La seconde loi dit qu’il faut pas trop essayer de faire joli à coups de tabulateurs, ou pire de ribambelles d’espaces pour aligner des trucs, de tirets pour faire des soulignés et des machins comme ça car y faudra tout enlever à la main pour que ça ait un look uniforme dans une présentation. Dans un beau texte “portable”, il n’y a pas non plus de multiples sauts de lignes pour séparer des sections du document.

Alors comment transmettre la structure d’un texte? La troisième loi est là pour ça. N’envoyez que des fichiers en TXT (texte pur) ou RTF (Rich Text File) ou encore en HTML (le format des documents WWW sur Internet), qui sont des formats texte avec des informations sur la présentation codées en texte elles aussi. Ainsi, à l’aide de simples appels aux fonctions “recherche & remplace” de votre traitement de textes favori, le récepteur pourra mettre en forme le document. Avec des outils à la GREP, ceci devient même très automatisable, voire totalement automatique avec certains éditeurs/traitement de textes macro-isables, parmi lesquels, Word.

C’est ainsi par exemple que votre bien aimé éditeur en chef s’est mis en tête de créer votre bô journal en ne faisant qu’importer des articles stockés dans des fichiers séparés, ce qui facilite grandement ce dont je vais vous causer dans le prochain article (suspense). Il est alors vachement facile de modifier la mise en page de l’opuscule tout en conservant substantifiquement la moëlle des articles. Alors, siou plaît, vous qui n’écrivez pas d’article, ne les écrivez surtout pas en vous fatiguant à faire des mises en page. Votre Redactor est là pour ça, et vous le payez cher…

Goulu el Redactor

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