La plus grande invention de l’informatique ?

18 06 2008

Le blog “Coding Horror” de Jeff Atwood est probablement un des plus intéressants à suivre par tout Microclubiste.

Dans “The greatest invention in Computer Science“, il prend un peu de recul par rapport aux langages de programmation à la mode et considère que la “routine” (fonction ou procédure) est la plus grande invention de l’informatique (software).

Dans une avalanche de commentaires, puis aussi sur Digg, de nombreux programmeurs ont nommé leurs chouchou : pointeurs, compilateurs, langages divers etc.

Pour ma part, j’ai choisi la pile (stack). Indispensable aux routines, c’est aussi une structure de données assez puissante pour permettre de réaliser des calculatrices (HP) et même des langages de programmation (Forth).

Et pour vous, quelle est l’invention la plus marquante de l’informatique ?





Simulateur de Dauphin

29 11 2007

(texte et image de Daniel Roux, repris de la page “Simulateur de Dauphin” sur Epsitec.ch dans le but de faire de la pub pour cet excellent travail didactique)

En 1977, le professeur Jean-Daniel Nicoud crée le Dauphin, un génial petit ordinateur livré en kit, qu’il fallait construire soi-même. Cette sympathique machine a rencontré un grand succès en Suisse romande, permettant à de nombreux passionnés de s’initier à cette nouvelle discipline.

Aujourd’hui les PC sont développés par de grandes équipes d’ingénieurs, mais les principes de base sont restés les mêmes. Pour fêter ses 30 ans, la société EPSITEC a développé un ordinateur Dauphin virtuel, accompagné d’un excellent manuel didactique. Tout ceci est gracieusement mis à votre disposition sur la page “Simulateur de Dauphin” sur Epsitec.ch

Avec ce simulateur, vous vous trouvez face à un ordinateur rudimentaire, vierge de tout logiciel, qui ne sait strictement rien faire, exactement comme à l’époque des pionniers de l’informatique. C’est vous qui lui donnez toutes les instructions qu’il doit exécuter. Même les tâches les plus simples telles qu’afficher la valeur correspondant à la touche pressée doivent être programmées. Vous acquerrez ainsi les bases de la programmation en « langage machine », une chose presque totalement oubliée de nos jours.





Ecrire des textes “portables”

3 09 1995

(document publié dans le Mi-Chronique No 50 de Décembre 1995 et retouvé en mai 2008 )

Maintenant j’en suis sur, vous n’écrivez pas d’articles parce que vous avez pitié de votre rédacteur. Vous avez réalisé que chaque texte qui m’était envoyé nécessitait de longues minutes de fastidieuses-zé-répétitives opérations pour ajuster les belles colonnes que vous voyez là, faire les petits points bien alignés dans les-zé-numérations etc etc.

Et bien figurez-vous que c’est TOTOmatique, ou presque! Et que même, pour pondre la version WWW de votre journal d’informatique favori (rappel : il s’appelle Mi-Chronique), et bien il ne faut que quelques secondes. Comment c’est-y pas possible ? Grâce à un truc qui existe depuis Word 1.0 (plus ou moins Perfect, certainement) et qui s’appelle le Style!

Apparemment, y’en a qui savent pas s’en servir, ce qui fait que s’ils sont timides en plus, ils n’écrivent pas et que si ils sont gonflés, et bien je dois effectivement passer de longues minutes de fastidieuses-zé-répétitives opérations pour ajuster les belles colonnes que vous voyez là, faire les petits points bien alignés dans les-zé-numérations etc etc. (merci à notre sponsor CUT & PASTE & Co)

Alors je m’en vais vous faire un petit cours sur comment écrire des textes pour les filer à des copains qui devront les mettre en page avec un autre traitement de texte ou une autre machine C’est 3.33 fois plus simple que le judaïsme parce qu’il n’y a que trois lois:

  1. Au kilomètre tu taperas, Point de fantaisie ne feras,
  2. Standard tu sauveras. (au nom du TXT, du RTF et de l’HTML, Amen)

Après, il faut qu’un érudit (moi) explique ces directives au bas peuple (vous) de façon à ce que le bas peuple comprenne pourquoi il mérite l’enfer, la damnation et les coups de bâton de l’érudit:

La première loi dit qu’il ne faut pas espérer que le texte sera imprimé avec la même fonte et la même largeur de papier que celles utilisées pour l’éditer. Il faut donc imaginer que les retours de lignes se feront n’importe où dans le paragraphe. Donc la touche “return” sert à terminer un paragraphe, pas une ligne!

La seconde loi dit qu’il faut pas trop essayer de faire joli à coups de tabulateurs, ou pire de ribambelles d’espaces pour aligner des trucs, de tirets pour faire des soulignés et des machins comme ça car y faudra tout enlever à la main pour que ça ait un look uniforme dans une présentation. Dans un beau texte “portable”, il n’y a pas non plus de multiples sauts de lignes pour séparer des sections du document.

Alors comment transmettre la structure d’un texte? La troisième loi est là pour ça. N’envoyez que des fichiers en TXT (texte pur) ou RTF (Rich Text File) ou encore en HTML (le format des documents WWW sur Internet), qui sont des formats texte avec des informations sur la présentation codées en texte elles aussi. Ainsi, à l’aide de simples appels aux fonctions “recherche & remplace” de votre traitement de textes favori, le récepteur pourra mettre en forme le document. Avec des outils à la GREP, ceci devient même très automatisable, voire totalement automatique avec certains éditeurs/traitement de textes macro-isables, parmi lesquels, Word.

C’est ainsi par exemple que votre bien aimé éditeur en chef s’est mis en tête de créer votre bô journal en ne faisant qu’importer des articles stockés dans des fichiers séparés, ce qui facilite grandement ce dont je vais vous causer dans le prochain article (suspense). Il est alors vachement facile de modifier la mise en page de l’opuscule tout en conservant substantifiquement la moëlle des articles. Alors, siou plaît, vous qui n’écrivez pas d’article, ne les écrivez surtout pas en vous fatiguant à faire des mises en page. Votre Redactor est là pour ça, et vous le payez cher…

Goulu el Redactor