Archive

Auteur de l'archive

Microscope à force atomique par Sandor Kasas

Excellente présentation vendredi passé au Microclub [1] par Sandor Kasas, du Laboratoire de Physique de la Matière Vivante (LPMV) de l’EPFL. Il nous a expliqué comment les microscopes à force atomique permettent d’observer, de filmer voire de palper les “briques de la vie” (protéines, enzymes, ADN) en plein action.

Il a commencé par nous expliquer comment fonctionne un microscope à force atomique, AFM pour les intimes. C’est une évolution du microscope à effet tunnel (STM) inventé (en Suisse) en 1981 par Gerd Binnig et Heinrich Rohrer. Ils ont obtenu pour ça le prix Nobel 5 ans plus tard seulement (un record récemment battu par Obama).

Le principe du STM consiste à promener une pointe ultra fine au dessus d’une surface à observer, et à mesurer le “courant tunnel” produit par les électrons passant de l’échantillon à la pointe, ce qui permet de mesurer la distance entre les deux et de produire des images avec une résolution sub atomique. Plus fort encore : en appliquant une plus forte tension entre la pointe et l’échantillon, on parvient à coller un atome à la pointe, puis aller le déposer à un endroit précis, pour réaliser des choses incroyables comme celle-ci:

cercle de 48 atomes de fer déposés sur du cuivre. Diamètre = 14 nanomètres. les vagues au centre sont produites par la superposition des fonctions donde des atomes, preuve que la mécanique quantique nexiste pas que dans les livres.
cercle de 48 atomes de fer déposés sur du cuivre chez IBM. Diamètre = 14 nanomètres. les vagues au centre sont produites par la superposition des fonctions d’onde des atomes, preuve que la mécanique quantique n’existe pas que dans les livres.

Le STM souffre toutefois de quelques limitations: il ne fonctionne que dans un vide très poussé, avec des échantillons conducteurs d’électricité refroidis bien en dessous de 0°C.

 

AFMtip
poutre flexible de microscope à force atomique, et sa pointe

Ces inconvénients n’existe pas avec l’AFM, qui “palpe” la surface en mesurant avec un laser la nanométrique flexion  d’une minuscule poutre portant la pointe, sous l’effet combiné des forces  de Van der Waals (attractive) et électrostatique (répulsive). Avec un AFM, on peut observer des échantillons dans l’eau, à température ambiante. On peut observer de la matière vivante !

Sandor Kasas nous a ainsi montré de spectaculaires images de brins d’ADN  comme celle-ci, qui sera expliquée en détail plus bas:

ADN+topoisomerase II
image LVPM-EPFL

Mieux encore : on arrive à  appliquer des forces très précises sur l’échantillon, en appuyant les quelques atomes de l’extrémité de la pointe dessus.  Après avoir déposé  des microtubules sur un substrat percé, l’équipe du LPMV est ainsi parvenue à mesurer les modules d’élasticité et de cisaillement de ces constituants de la paroi cellulaire [2]!

MTflex
ADN Topoisomérase II (image : Wikipedia)

Plus fort encore : l’AFM permet de mesurer la force avec laquelle des protéines se lient entre elles, et de mieux comprendre des phénomènes biochimiques inaccessibles jusqu’ici. Sandor Kasas nous a ainsi présenté une étude sur le “complexe snare” , la membrane cellulaire du bout des axones où les neurotransmetteurs sont libérés pour transmettre l’influx nerveux entre les neurones. En mesurant les forces d’adhésion entre les protéines syntaxin 1 (sx1), SNAP-25 (S25) et VAMP 2 (V2), les chercheurs sont parvenus à  comprendre comment elles étaient agencées et comment  la toxine du tetanos (TeTx) perturbe le fonctionnement de ces protéines. [3] Wow !

Mais la recherche qui m’a le plus excité est celle qui a produit les images d’ADN plus haut. L’ADN est une très longue molécule : chacune de nos cellules en contient environ 1 mètre, super enroulée en une minuscule pelote, ce qui cause inévitablement des noeuds. Mais des “têtes de lecture” se promènent le long des brins d’ADN pour les décoder ou les répliquer, et les noeuds risquent de bloquer ce mécanisme vital.

Heureusement, il y a la topoisomérase II. C’est la présence de cette enzyme qui permet à la pelote de la première photo de se dénouer complètement en un petit quart d’heure. On n’est pas encore certains de comment elle fait, mais les chercheurs du LPMV aimeraient bien poursuivre leurs travaux [4] et prouver qu’elle triche en coupant un brin et en le raccommodant après avoir croisé l’autre! Un éviteur d’axe biologique ! incroyable, non ?

TopoIICette présentation fait partie des 10 meilleures auxquelles j’aie assisté, toutes catégories confondues. Merveilleusement multidisciplinaire, on naviguait en toute confiance entre mécanique quantique et biologie, entre chimie, optique et dynamique. Un régal. Merci Dr. Kasas !

Références:

  1. S Kasas, “Presentation Microclub 2009″, (pdf des slides avec encore plus d’images)
  2. A Yersin et al “Interactions between synaptic vesicle fusion proteins explored by atomic force microscopy“, Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), July 22, 2003 vol. 100 no. 15, p 8736-8741
  3. A. Kis, S. Kasas et al “Nanomechanics of Microtubules”, Physical Review Letter, 2002, Vol. 89, Nr 24
  4. Erika Ercolini “Scaling Properties of DNA Knots Studied by Atomic Force Microscopy”, EPFL Thèse No 4041, 2008
Catégories:EPFL

Les vieux magazines revivent!

25 septembre 2009 Dr. Goulu Laisser un commentaire
logo de l abandonware

logo de l' "abandonware"

Ne jetez plus vos vieux magazines d’informatique! Scannez-les et envoyez-les à abandonware-magazines.org. Ce site collectionne les très vieux numéros de Micro-Systèmes, l’Ordinateur Individuel et autres Soft&Micro. A part faire couler une petite larme nostalgique en relisant le test complet du TRS-80 ou du VIC-20, ce site contribue à préserver l’histoire de l’informatique.

La notion d’abandonware est surtout appliquée dans le domaine du logiciel, où certains considèrent qu’un  logiciel de plus de 10 ans qui n’est plus commercialisé ni supporté, et donc ne rapporte plus d’argent à ses auteurs, peut être mis à disposition gratuitement. C’est un peu limite du point de vue du droit d’auteur qui protège les œuvres jusqu’à 70 ans après la mort de leurs auteurs, mais c’est toléré…

Le site des vieux jeux, c’est . Bon, je retourne faire quelques tableaux de Lemmings : la version Win95 tourne très bien sur ma bécane Windows Seven 64 bits. On pondait du code bien foutu, à l’époque…

Catégories:histoire

Mon “Google Phone” HTC Magic

21 juin 2009 Dr. Goulu 5 commentaires

Si j’avais eu un abonnement chez Swisscom ou Orange, j’aurais pris un iPhone sans trop hésiter, vu l’enthousiasme des heureux propriétaires que je connais. Mais je suis chez Sunrise depuis longtemps, et la politique tout de même assez restrictive d’Apple sur ce qui peut tourner sur son bijou m’embête un peu, donc j’ai choisi un “Google Phone”, plus précisément le tout récent “HTC Magic” tournant sous le système d’exploitation de Google : Android.

La vidéo ci-dessous montre bien les bases d’utilisation de l’engin:

Sur ce genre d’appareils, le téléphone n’est plus qu’une fonction parmi de nombreuses autres : ce sont de véritables ordinateurs de poche. Voici mon impression après une petite dizaine d’heures de configuration et d’utilisation.

  1. quelques secondes après la mise sous tension, j’avais tous mes contacts, mon agenda et mes e-mails dans la main : la synchronisation avec GMail et Google Agenda est un point très fort en faveur du Google Phone si vous utilisez déjà les outils de Google
  2. Le problème principal, c’est le “clavier”. Il est vraiment difficile de taper vite et juste sur les toutes petites touches apparaissant à l’écran. C’est à peine  mieux en tournant l’appareil dans le sens de la largeur, mais alors on ne voit plus rien de ce qu’il y avait à l’écran. En plus, c’est un clavier AZERTY qui apparait lorsque le système est en français …
  3. Mieux vaut avoir un WiFi sous la main pendant les premières heures d’utilisation, car on charge vite quelques dizaine de megas (l’option surf de Sunrise ne permet que 250 Mb/mois). J’ai donc commencé par charger quelques application utiles:
    • APNdroid, pour enclencher/déclencher la connexion 3G ou EDGE à volonté et éviter ainsi les mauvaises surprises en fin de mois
    • NetMeter, pour mesurer le trafic sur les différentes connexions
    • WeFi, pour se connecter automatiquement aux WiFi ouverts.
  4. Musique : un point fort de l’iPhone, c’est le célèbre iTunes et son système de synchronisation. Pour l’HTC Magic, j’ai trouvé la combinaison gagnante:
    • MediaSync” de Salling Software, qui permet de synchroniser iTunes avec beaucoup de portables non-Apple dont mon HTC Magic
    • Tunewiki. Ce player spectaculaire a immédiatement remplacé celui fourni par défaut. Il permet de naviguer dans les artistes, albums et morceaux presqu’aussi facilement qu’iTunes, affiche aussi la couverture de l’album, mais en plus il affiche les paroles de chansons (la vocation première de tunewiki, remonte les morceaux écoutés sur last.fm et, nec plus ultra, recherche sur YouTube les clips des morceaux écoutés.
  5. le PhoneBook de VoxMobili est une autre découverte remplaçant avantageusement l’application “Contacts” d’Android. On y voit d’un coup d’oeil non seulement les contacts, mais l’historique des dernières communications avec eux. Les anniversaires et leur rappel sont aussi gérés par PhoneBook
  6. Les autres applications que j’ai rapidement installées me permettent de rester connecté à facebook, LinkedIn et Meebo. NewsRob me permet de lire les dernières nouvelles de mes flux RSS sur Google Reader.  Mais surtout, Beelicious me permet de consulter mes indispensables sites favoris sur delicious.
  7. Doté d’un GPS et d’une boussole, le HTC Magic utilise évidemment Google Maps pour a “killer app” que je viens de découvrir, c’est Wikitude.
  8. Autonomie : j’ai constaté environ 8h d’utilisation intensive sur WiFi, et la batterie ne s’est vidée que de 5% pendant la nuit de 8h suivante malgré la réception de plusieurs e-mails et un tas d’applications ouvertes.

Bref, jusqu’ici je dirais que le Google Phone est au moins aussi puissant que l’iPhone, mais certainement un peu moins intuitif à utiliser. Il y a aussi moins d’applications Android pour l’instant, mais ça va changer. Voici pourquoi :

  1. Apple a une politique restrictive sur les applications qui peuvent tourner sur leur iPhone. Ils touchent notamment des royalties sur tous les logiciels vendus sur iTunes, et interdisent donc les moyens qui permettraient de contourner ce monopole. Ainsi, les iPhone ne peuvent pas faire tourner d’application Java ou Flash. Pour développer des applications pour iPhone il faut les programmer avec le langage d’Apple (Object Pascal) sur le SDK d’Apple qui tourne sur un Mac d’Apple uniquement.
  2. A l’inverse, Google joue l’ouverture : l’explorateur supporte Flash (bientôt, en fait…) et Java. Java est d’ailleurs le langage de base pour le développement d’applications Android sur la base d’un SDK disponible gratuitement sous Windows, Linux et aussi sous Mac. On voit même apparaitre des choses comme Android Scripting, qui permet de réaliser de petites applications en script LUA ou Python (mon langage préféré du moment!) , quelque chose de formellement interdit par la licence de développement d’Apple.

Apple a une longueur d’avance, mais Google va très vite. Choisis ton camp camarade, moi j’ai chooisi.

Catégories:Google, téléphone Mots-clefs :,

Investir, un apprentissage

Chapitres choisis de la conférence du 19 juin 2009 par Björn Rump

pecheur

la finance actuellement : savoir naviguer dans la tempête

Introduction

Les paysans, un exemple à suivre. Une comparaison:

1 : Similarités

Actions Paysans Investisseurs
Semer Investir
Choisir un terrain un marché
Choisir une culture un outil
Choisir une Date, pour semer
pour récolter
pour acheterr
pour vendre
Être conscient de bonne / mauvaise récolte gain / perte
Désastre parasites / guerre récession / crise
Décision réserves réserves / volatilité / risque
But survivre les saisons survivre les cycles
Impératif expérience savoir faire

2 : Différences

Paysans Investisseurs
une semence irréversible, placement réalisable au choix
terrain fixe marché au choix
saison fixe date placements libre
capital min >>100′000 CHF > 5000 CHF

booms et crises

Les raisons de choisir les fonds de placement

A cause de leur transparence!

  • En Suisse il existe plus que 14′000 fonds, en avril 2006 >>> 8000 !
  • Ils sont tous contrôlés par la FINMA, ex. commission fédérale des banques.
    et doivent publier journalièrement leur dernière valeur nette. Il n’est pas facile de tuyauter.
  • Par contre la gestion d’un fond est une entreprise bien lucrative et avec peu de risque, c’est la raison que le nombre de fonds en Suisse augmente chaque année.
  • Similairement aux sportives, le publique peut connaître et comparaître leur performances. Similairement à celle d’un athlète de pointe, d’un joueur de tennis, d’un skieur ou d’un joueur de golf, tout le monde sait qu’il son vraiment top. Il est d’importance secondaire comment ils arrivent à leur performance (par ex. la marque de son équipement), seul leurs résultats sportifs compte. Pour les fonds il est en général très difficile de juger leur performance réelle. Leurs gestionnaires et les banques n’aiment pas les comparaisons. Mais comme les comparaisons sont possibles, la concurrence entre les gestionnaires joue.
  • La banque de données du Fund Selection Service montre les résultats de tous les fonds accrédités en Suisse durant les 5 années passées. En calculant une moyenne des années passées il est possible de comparer les rendements en en calculant les intérêts pondérés.
  • Les différences de ces résultats sont énormes. Les meilleurs rendent un multiple de la moyenne, à ne pas parler du dernier de la liste qui se nomme « agessive growth » et qui a perdu plus que 6 % par an durant les 5 années passées !
  • A ne pas à oublier, en Suisse les gains en capital sont libre d’impôts.
  • .Fund Selection Service

Conclusions

Investir avec succès est un travail sérieux et de longue haleine. Pour atteindre des résultats sérieux, ce n’est pas un jeu. Il existent maintes théories qui ne résistent à aucun test ou comparaison.

Même pour trouver un gestionnaire sérieux, un conseil qui défend vos intérêts, il faut du temps et de l’expérience. Les meilleurs gardent bien leur stratégies, et demande un dépôt minimum de 1 Moi. $. et plus. Exception, Warren Buffet, en commencent comme garçon, an appliquant une stratégie bien recherchée systématiques et à long terme il est devenu en des homes les plus riches en Amérique. Il a même fondé des fonds qui appliquent sa stratégie au bénéfice de beaucoup de citoyens comme vous et mois.

Selon mon expérience de plus de 40 ans, un placement en fonds bien choisi représente la meilleure stratégie, du débutant au investisseur moyen. Cela coûte quelque chose, mais un bon choix en vaut un multiple.

Pas faire de l’agent —> Madoff, – Lehman

mais gagner de l’argent —> comme Warren Buffet

Choisissez vous-même !

References

  1. Management :  Fredmund Malik “Le Management efficace : diriger, réussir, vivre“, 2008, Economica, Paris, ISBN 978-2-7178-5396-4
  2. Statistics: K.A. Brownlee, “Industrial Experimentation
  3. Analyses: Mark Tinghino “Technical Analysis Tools“, Page 215
  4. Psychologie: Jacob Bernstein, “ The Investors Quotient
Catégories:Uncategorized Mots-clefs :,