Quand Google donne des infos sur les infos

31 01 2008

Google est une boite très intéressante. Fondamentalement créative et, j’en suis convaincu, bien intentionnée, elle collecte une quantité phénoménale de données utilisées pour améliorer l’accès à l’information de ses centaines de millions d’utilisateurs.

Parfois, ces données agglomérées fournissent des indications imprévues. Par exemple l’outil Google Suggest essaie de deviner ce que vous allez chercher sur le Net en complétant les premières lettres que vous tapez avec les recherches les plus fréquentes sur Google. Par exmple, si vous tapez “is ” (avec espace), Google Suggest vous liste les demandes les plus fréquentes commençant par “est-ce que … “. Ces jours-ci ça donne ça :

En gros, les 4 recherches les plus fréquentes+récentes concernent la religion du candidat Obama aux élections états-uniennes… Intéressant, non ?

Les 8 millions de gens qui ont cherché les paroles (=lyrics) de la chanson “Is this love?” de Bob Marley sont classés après parce que certainement moins fréquentes, en nombre / jour.

Autre effet intéressant du système “PageRank” de classement des résultats de Google : si beaucoup, énormément de sites font un lien sur une secte dangereuse (ne pas cliquer dessus, c’est inutile…), Google va augmenter le “Page Rank” de la scientologie associée aux mots “secte dangereuse”. Comme énormément de sites en anglais l’ont fait sur les mots “dangerous cult“, la scientologie sort en premier lorsqu’on recherche ces mots ! Pas mal, non ?

Ca s’appelle une “Google Bomb”, et ça sera possible tant que Google (et les autres) ne seront pas capables de comprendre la signification des pages. Mais ils y travaillent. Ca s’appellera le “web sémantique” et ça méritera le titre de “web 3.0″.

Sources:





Bug Labs : les legos du geek

26 01 2008

Bug Labs vient de faire sensation au CES en présentant des produits qui devraient vous plaire : des briques permettant de construire (et de programmer) vos propres gadgets électroniques !

Au catalogue il y a actuellement:

  • une “base” qui contient un système tournant sous Linux, avec batterie, mémoire, quelques boutons et interfaces (ethernet, mais hélas pas encore Wifi), et comportant 4 connecteurs pour des modules carrés :
  • un module afficheur LCD (connecté à la base sur la photo ci-dessous). Un affichage tactile est annoncé
  • une caméra (2 méga pixels)
  • un joystick, en attendant le touchpad
  • et un GPS

Le tout est vendu $600 quand même, et nécessite en plus de programmer pour faire, par exemple, un appareil photo qui “géotague” chaque photo avec la position GPS où elle a été prise, avant de l’uploader sur flickr par exemple.

Moi j’aimerais un module téléphone, et un module avec des roues ou des pales d’hélicoptère pour que le bidule vienne vers moi quand je le chercherai. Et aussi un module sabre laser.





Perlisismes : les dictons informatiques d’Alan Perlis

21 01 2008

Tombé sur quelques citations d’Alan J. Perlis, un précurseur de la programmation et professeur célèbre. Les dictons informatiques dont il émaillait ses cours ont sont passés à la postérité sous le nom de Perlisismes.

Ne les ayant pas trouvé en français, je me suis fendu (de rire) d’une traduction. En voici quelques uns, et beaucoup d’autres sur mon blog

  • Il y a deux manières d’écrire des programmes sans erreurs. Seule la troisième marche.
  • Le 11ème commandement était “Tu programmeras” ou “Tu ne programmeras pas”, je ne me souviens plus au juste.
  • Tout programme a (au moins) deux buts : celui pour lequel il a été écrit, et celui pour lequel il ne l’a pas été.
  • La constante d’une personne est la variable d’une autre.
  • Les inconscients ignorent la complexité. Les pragmatistes en souffrent. Certains parviennent à l’éviter. Les génies la suppriment.
  • Dans la symbiose homme-machine, c’est l’homme qui doit s’adapter parce que la machine ne peut pas.
  • En informatique, les invariants sont éphémères.
  • Le contact prolongé avec les ordinateurs transforme les mathématiciens en comptables et vice versa.
  • Une année de travail sur l’intelligence artificielle est suffisante pour vous faire croire en Dieu.
  • Il est plus facile de changer la spécification pour qu’elle corresponde au programme que le contraire.
  • Adapter de vieux programmes à de nouvelles machines signifie habituellement adapter les nouvelles machines pour qu’elles se comportent comme les anciennes.
  • Chaque programme est un bout d’un autre programme qui convenait mal.
  • Une fois que vous comprenez comment écrire un programme, trouvez quelqu’un d’autre pour l’écrire.
  • Il est plus facile d’écrire un programme incorrect que d’en comprendre un correct.
  • Si votre interlocuteur hoche la tête pendant que vous lui expliquez votre programme, réveillez-le!
  • Il ne vaut pas la peine de connaitre un langage qui ne modifie pas votre façon de penser la programmation.
  • Un langage de programmation est “bas niveau” quand il nécessite de faire attention à ce qui n’a aucune importance.
  • Enseigner la programmation va à l’encontre de l’éducation moderne : Quel est le plaisir à planifier, se discipliner à organiser ses pensées, faire attention aux détails et apprendre à être autocritique ?

Il y en a encore beaucoup d’autres sur le blog du Dr. Goulu





Video Feedback Fractals

12 01 2008

Sur le blog de Bugman, je suis tombé sur ce lien : Video Feedback Fractals
qui décrit une technique permettant d’obtenir des “fractales” en temps réel avec une caméra vidéo, sans logiciel particulier.

On obtient des images comme celle ci-dessus à l’aide du montage suivant :

sur les moniteurs, on ne fait rien d’autres que d’afficher l’image prise par la caméra… Il s’agit d’une version améliorée de ce qu’on peut féjà obtenir avec une simple webcam :