Le Tresling

26 04 2008

Connaissez-vous le “Tresling” ? Avec quelques microswitches branchés à un vieux clavier, Thomas Gerhard a eu l’idée délirante de jouer à la version 2 joueurs de Tetris en affrontant son adversaire au bras de fer !

Ca à l’air super rigolo ! Quel geek romand va nous réaliser ça ?




4 coeurs c’est mieux que 2, parfois.

19 04 2008

A peine s’est-on habitués à l’idée d’avoir des processeurs à double coeur dans nos PC que les quadruple coeurs (Intel Core 2 Quad ou  AMD Opteron Quad Core) débarquent dans les PC haut de gamme, et bientôt sur nos bureaux.

Si le double coeur apporte sans conteste un gain de confort (un coeur pour Windows, un autre pour l’application …), il faut reconnaitre que très peu d’applications sont capables de tirer parti du gain de performance qu’apportent théoriquement deux unités de calcul. Que dire pour quatre ?

L’article “Choosing Dual or Quad Core” de Jeff Atwood donne une réponse simple après de nombreux tests : “ça dépend”.

Certaines applications vont presque 2x plus vite avec 4 coeurs qu’avec 2 : elles sont parfaitement parallélisées, avec des processus très indépendants ne nécessitant que très peu de communication entre eux. Pov-Ray, certains benchmarks et des modules de jeux comme le système de particules du moteur Valve Source sont du nombre.

D’autres logiciels sont moins “scalables”, essentiellement parce que les processus doivent s’échanger des données entre eux, et chaque synchronisation bloque l’utilisation simultanée des coeurs. Avec 4 coeurs, l’accélération n’est “que” d’environ 150%. Dans cette catégorie on trouve par exemple  Windows Media Encoder, Cinebench et d’autres programmes de traitement d’images notamment.

Enfin, il y a tous les programmes qui ne sont pas parallélisés, ou qui n’ont été codés que pour 2 coeurs. Et il faut bien le reconnaitre, c’est le cas de la plupart des logiciels actuels.

Reste que la tendance est lancée : les processeurs auront bientôt 4, 8, 16 coeurs (le processeur Cell qui équipe déjà la Playstation III a déjà 1+8 coeurs, on les voit bien sur la photo), et les programmeurs sont en train d’apprendre à en tirer parti.

Pour l’instant, un Quad vous apportera donc peu de gain de performance sur des applications interactives. Mais si vous encodez des videos, faites du rendu réaliste ou autres applications fonctionnant pendant des heures en tâche de fond, les 4 coeurs vous apporteront un gain de vitesse tout en laissant la machine disponible pour du travail interactif, ça peut valoir le coup.




La douce musique des aiguilles

12 04 2008

Mauro m’a signalé ce fou génial qui a recyclé son imprimante à aiguilles en instrument de musique !

Paul Slocum a commencé par vouloir faire un “mellotron” en enroulant une bande de cassette audio autour du tambour de son imprimante, lue avec une tête de walkman qu’il déplace à la main le long du tambour. Puis il a eu la géniale idée d’utiliser la tête d’impression pour faire le rythme. Voici le résultat, enregistré en live, juste avec un peu de réverb.

Abandonnant le mellotron, Paul Slocum a continué à hacker l’EPROM de l’imprimante pour pouvoir jouer avec le moteur entrainant le cylindre et le beeper d’erreur. Voilà ce que ça donne Mais là tout est préprogrammé, et le gars étant quand même un peu musicien s’ennuyait.

La 3ème version a donc été dotée d’un clavier dont il peut jouer :

Génial non ?




téléphone : retour à l’analogique

4 03 2008

Il y a pile 20 ans, je terminais mon diplôme d’ingénieur informaticien à l’EPFL. A l’époque, on arrivait enfin à dépasser la bande passante du téléphone séculaire grâce à la technologie numérique : le Réseau Numérique à Intégration de Services (RNIS, ou ISDN en anglais) allait mettre au rebut nos bons vieux téléphones et ouvrir la voie au monde digital.

Dans notre maison, rénovée il y a 11 ans, j’ai donc fait installer l’e système du futur : nous avions 3 numéros de téléphone et 2 lignes pouvaient être utilisés en même temps. Nous pouvions même voir le numéro de la personne qui nous appelait! Un accès à internet à 64 kbits/s n’en utilisant qu’une, notre téléphone n’était pas bloqué pendant mes longs surfs. La nuit, on pouvait même downloader à la vitesse fulgurante de 128 kbits/s !

L’arrivée de l’ADSL a commencé à poser des problèmes : il fallait un modem spécial ISDN, et installer un “splitter”, le tout devant forcément être à la cave à l’arrivée de la ligne. Après avoir tenté d’utiliser un réseau wifi pour accéder à internet depuis le bureau au 2ème étage, j’ai du investir dans un réseau CPL (éthernet sur le réseau électrique) pour y arriver, le tout avec un surcout assez élevé par rapport à une “simple” installation analogique.

Plus récemment, nous avons du changer notre téléphone sans fil, et je me suis aperçu que le choix en ISDN était très restreint alors qu’il existe aujourd’hui des douzaines de téléphones “analogiques” munis de toutes les fonctions numériques disponibles en ISDN.

Le coup de grâce est arrivé il y a quelques semaines. Notre opérateur (Sunrise) propose désormais un bon rabais à ses clients qui combinent abonnement de téléphonie fixe, mobile et ADSL. C’est notre cas. Mais l’offre ne s’applique pas aux clients ISDN !
Hier, j’ai donc tout viré : le boitier “NT” de l’ISDN que j’avais payé une fortune, le modem Zyxel 660HW-63 et son wifi inutile, le téléphone sans fil Siemens Gigaset CX450 et l’Ascom Eurit 22 avec fil. En 2h chrono, Swisscom m’a remis ma ligne en “analogique” et j’ai refait toute mon installation téléphonique. En passant, bravo (pour une fois) à Swisscom, qui m’a fait ça pile à l’heure prévue, moins d’une semaine après ma demande par téléphone.

La nouvelle installation fonctionne mais n’est pas encore “optimisée” : le modem (Siemens SX763) est toujours à la cave et j’y accède toujours par un réseau CPL qui fait parfois des bulles, et les 2 téléphones sans fil (Siemens Gigaset A265 DUO) sont branchés sur un filtre.

L’étape suivante c’est le VoIP : en raccordant les téléphones directement au modem, celui-ci est capable de router les communications sur internet plutôt que sur le réseau analogique. Malheureusement Skype n’est pas supporté de cette façon, il faudra attendre que Sunrise propose un service VoIP à un tarif intéressant pour les particuliers.

L’ISDN est mort. Cette technologie a permis de doubler la bande passante centenaire du téléphone. 10 ans plus tard, l’ADSL l’a plus que décuplée, ce qui était considéré comme carrément impossible il y a 20 ans. Une petite prédiction ? Un gigabit par seconde dans tous les foyers en 2013 ?




Piratez votre aspirateur ! (Roomba)

27 02 2008

iRobot fabrique et commercialise toute sorte de robots mobiles, notamment des robots nettoyeurs dont le plus connu est Roomba, un aspirateur qui se promène tout seul dans votre appartement et va m^me se recharger tout seul. Il en existe de nombreuses versions entre $120 et $500, ce qui n’est pas cher pour une plate-forme de robot mobile truffée de capteurs.

Il n’en fallait pas plus pour que des petits malins trouvent le moyen d’y greffer du matériel et du software pour détourner l’engin de son but premier, au grand dam de leur dame. Il existe même un livre sur le sujet “Hacking Roomba” !

Voici un exemple particulièrement inutile  réalisé avec 3 aspirateurs piratés (mais je sais que vous allez apprécier):

Suite à ceci, iRobot a eu l’excellente idée de créer une version programmable de son Roomba, le “Create”, vendu avec interface, logiciel, et grand emplacement disponible pour un montage de votre cru à la place de l’aspirateur. Comptez $300 pour le robot avec chargeur et télécommande, et $130 pour un robot tout nu.




Conférence “SwissCube”

23 02 2008

Hier, Omar Scaglione et Michel Vonlanthen nous ont présenté le satellite “SwissCube” en construction par des étudiants de l’EPFL.

Voici un petit résumé “cut & paste” vite fait à partir du site de Von :

Ce soir vendredi 22 février 2008, je fais un exposé sur Swisscube au Microclub, dans les locaux de l’EPFL à Lausanne. Omar Scaglione représentera le team Swisscube et en décrira la partie officielle.

Pour ma part, je présenterai un petit historique des activités “espace” des radioamateurs, vues à travers mes propres expérimentations, ainsi que tout l’aspect “radioamateur” du projet Swisscube. Les communications radio avec le satellite, les stations terriennes, l’équipement nécessaire pour participer au projet à titre individuel, le logiciel Orbitron et l’équipement destiné à localiser le ballon qui testera le satellite d’ici quelques mois (démo live de la balise et du récepteur gonio) . Certains équipements seront présents et chacun pourra les “toucher”.

S’il reste un peu de temps, je ferai une démonstration de l’effet de la PLC sur la réception des ondes-courtes.

Michel Vonlanthen




Quand Google donne des infos sur les infos

31 01 2008

Google est une boite très intéressante. Fondamentalement créative et, j’en suis convaincu, bien intentionnée, elle collecte une quantité phénoménale de données utilisées pour améliorer l’accès à l’information de ses centaines de millions d’utilisateurs.

Parfois, ces données agglomérées fournissent des indications imprévues. Par exemple l’outil Google Suggest essaie de deviner ce que vous allez chercher sur le Net en complétant les premières lettres que vous tapez avec les recherches les plus fréquentes sur Google. Par exmple, si vous tapez “is ” (avec espace), Google Suggest vous liste les demandes les plus fréquentes commençant par “est-ce que … “. Ces jours-ci ça donne ça :

En gros, les 4 recherches les plus fréquentes+récentes concernent la religion du candidat Obama aux élections états-uniennes… Intéressant, non ?

Les 8 millions de gens qui ont cherché les paroles (=lyrics) de la chanson “Is this love?” de Bob Marley sont classés après parce que certainement moins fréquentes, en nombre / jour.

Autre effet intéressant du système “PageRank” de classement des résultats de Google : si beaucoup, énormément de sites font un lien sur une secte dangereuse (ne pas cliquer dessus, c’est inutile…), Google va augmenter le “Page Rank” de la scientologie associée aux mots “secte dangereuse”. Comme énormément de sites en anglais l’ont fait sur les mots “dangerous cult“, la scientologie sort en premier lorsqu’on recherche ces mots ! Pas mal, non ?

Ca s’appelle une “Google Bomb”, et ça sera possible tant que Google (et les autres) ne seront pas capables de comprendre la signification des pages. Mais ils y travaillent. Ca s’appellera le “web sémantique” et ça méritera le titre de “web 3.0″.

Sources:




Bug Labs : les legos du geek

26 01 2008

Bug Labs vient de faire sensation au CES en présentant des produits qui devraient vous plaire : des briques permettant de construire (et de programmer) vos propres gadgets électroniques !

Au catalogue il y a actuellement:

  • une “base” qui contient un système tournant sous Linux, avec batterie, mémoire, quelques boutons et interfaces (ethernet, mais hélas pas encore Wifi), et comportant 4 connecteurs pour des modules carrés :
  • un module afficheur LCD (connecté à la base sur la photo ci-dessous). Un affichage tactile est annoncé
  • une caméra (2 méga pixels)
  • un joystick, en attendant le touchpad
  • et un GPS

Le tout est vendu $600 quand même, et nécessite en plus de programmer pour faire, par exemple, un appareil photo qui “géotague” chaque photo avec la position GPS où elle a été prise, avant de l’uploader sur flickr par exemple.

Moi j’aimerais un module téléphone, et un module avec des roues ou des pales d’hélicoptère pour que le bidule vienne vers moi quand je le chercherai. Et aussi un module sabre laser.




Perlisismes : les dictons informatiques d’Alan Perlis

21 01 2008

Tombé sur quelques citations d’Alan J. Perlis, un précurseur de la programmation et professeur célèbre. Les dictons informatiques dont il émaillait ses cours ont sont passés à la postérité sous le nom de Perlisismes.

Ne les ayant pas trouvé en français, je me suis fendu (de rire) d’une traduction. En voici quelques uns, et beaucoup d’autres sur mon blog

  • Il y a deux manières d’écrire des programmes sans erreurs. Seule la troisième marche.
  • Le 11ème commandement était “Tu programmeras” ou “Tu ne programmeras pas”, je ne me souviens plus au juste.
  • Tout programme a (au moins) deux buts : celui pour lequel il a été écrit, et celui pour lequel il ne l’a pas été.
  • La constante d’une personne est la variable d’une autre.
  • Les inconscients ignorent la complexité. Les pragmatistes en souffrent. Certains parviennent à l’éviter. Les génies la suppriment.
  • Dans la symbiose homme-machine, c’est l’homme qui doit s’adapter parce que la machine ne peut pas.
  • En informatique, les invariants sont éphémères.
  • Le contact prolongé avec les ordinateurs transforme les mathématiciens en comptables et vice versa.
  • Une année de travail sur l’intelligence artificielle est suffisante pour vous faire croire en Dieu.
  • Il est plus facile de changer la spécification pour qu’elle corresponde au programme que le contraire.
  • Adapter de vieux programmes à de nouvelles machines signifie habituellement adapter les nouvelles machines pour qu’elles se comportent comme les anciennes.
  • Chaque programme est un bout d’un autre programme qui convenait mal.
  • Une fois que vous comprenez comment écrire un programme, trouvez quelqu’un d’autre pour l’écrire.
  • Il est plus facile d’écrire un programme incorrect que d’en comprendre un correct.
  • Si votre interlocuteur hoche la tête pendant que vous lui expliquez votre programme, réveillez-le!
  • Il ne vaut pas la peine de connaitre un langage qui ne modifie pas votre façon de penser la programmation.
  • Un langage de programmation est “bas niveau” quand il nécessite de faire attention à ce qui n’a aucune importance.
  • Enseigner la programmation va à l’encontre de l’éducation moderne : Quel est le plaisir à planifier, se discipliner à organiser ses pensées, faire attention aux détails et apprendre à être autocritique ?

Il y en a encore beaucoup d’autres sur le blog du Dr. Goulu




Video Feedback Fractals

12 01 2008

Sur le blog de Bugman, je suis tombé sur ce lien : Video Feedback Fractals
qui décrit une technique permettant d’obtenir des “fractales” en temps réel avec une caméra vidéo, sans logiciel particulier.

On obtient des images comme celle ci-dessus à l’aide du montage suivant :

sur les moniteurs, on ne fait rien d’autres que d’afficher l’image prise par la caméra… Il s’agit d’une version améliorée de ce qu’on peut féjà obtenir avec une simple webcam :